UN PEU DE TOUT, du rire et du sérieux

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11 décembre 2010

joyeux 8 décembre à lyon

Classé dans : — claude alias legonepeint @ 12 h 01 min

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Le 8 décembre !

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Hello foreigner(foreign countries) more and more numerous and thanks to them for their comment, has all my friends welcome to Lyon.

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La Fête des lumières 2018 vous donne rendez-vous pour une nouvelle édition à Lyon du jeudi 6 décembre 2018 au dimanche 9 décembre 2018 ; programme de la Fête des lumières 2018;  En savoir plus sur : http://www.lyon-visite.info/fete-des-lumieres-lyon/

 

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Avertissement :

Attention certains textes personnels sont

protégés par un copyright

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Je mets une réponse (ou traduction) pour tous les commentaires mis sur mon blog. 

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 joyeux 8 décembre à Lyon

joyeux 8 décembre à lyon dans Sans commentaire lumi-4

L’hôtel dieu sur les quais du rhône

A Lyon, la Fête des Lumières s’empare de la
ville

 

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Depuis 150 ans ,la ville de lyon se met en 4 pour maintenant plus de 4 millions de visiteurs qui viennent des 4 coins du monde ,et pour 4 superbes soirées,spectacles nocturnes,projections murales sur les murs de nos monuments historiques,un ballet incessant de faiseaux lasers,des images sur les façades à couper le souffle ! et surtout on monte manger lyonnais à la croix-rousse,même canut avec de la chance.

Bon séjour à lyon

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place des terreaux

Image de prévisualisation YouTube

Entre tradition populaire et innovation technologique, la Fête des Lumières est un événement majeur de Lyon !Cette fête gratuite et participative est ouverte à tous !Vivez un moment singulier plein de magie, de poésie, d’étonnement où la ville est réinventée par la lumière…Laissez-vous surprendre et charmer par quelque 60 scénographies lumières insolites nées de l’imagination de concepteurs du monde entier.Les créations les plus spectaculaires se trouvent en centre ville, tandis qu’à travers les différents quartiers, vous pouvez voir de nombreuses propositions plus intimistes et participatives…

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La fontaine Bartholdi est le point d’orgue de la Fête des Lumières, place des Terreaux.  

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Le métro est le meilleur moyen de transport pour les étrangers , même si vous vous faites marcher sur les pieds !!! gaffe aux racketeurs !

La marche à pieds reste pour nous , lyonnais , la solution idéale ! partir à pieds  revenir à pieds !

La Fête des lumières met en valeur l’exceptionnel patrimoine architectural de la ville, de ses fleuves et principaux monuments à travers de fantastiques scénographies utilisant la lumière, la vidéo, les créations sonores.

mon petit mot

Un conseil personnel ! prévoyez une bonne paire de chaussures , d’année en année de plus en plus de monde , pour parcourir 100 mètre il faut parfois plus d’une demi heure ! un truc de fou ! allez directement sur la place des terreaux , le plus beau spectacle est là bas . A voir après , les jacobins par la grande rue de la république très attractive , ensuite la place bellecour et si il vous reste de la force allez de suite à st jean , la cathédrale vaut le détour ! et vous serez au pied de Fourvière .

Si toutefois vous restez 2 ou 3 jours à Lyon , montez donc voir le petit comme il est grand ! c’est à dire  » la croix-rousse », mon fief , nous avons nos propres spectacles , une ambiance chaleureuse à chaque coin de rue , foi de canut !

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Place des cordelier

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Place bellecour

L’éclairage pérenne, la vidéo, les arts plastiques, les créations sonores se mêlent pour faire découvrir de nouveaux visages de la ville.

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Vue d’un bateau mouche

Composez votre séjour selon vos goûts et désirs pour garantir sa pleine réussite  :c’est le moment de faire marcher les connaissances pour ce faire héberger mais surtout pour la visite ,quelqu’un qui connait bien lyon,sinon ,trouvez un hébergement bien situé pour profiter au mieux de vos soirées, et des idées visites et activités de loisirs pour occuper vos journées.
Choisissez : le Pack Only Light (avec hébergement) ou si vous préférez : des activités sans hébergement 

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Cathédrale st Jean

Histoire

Le vœu des Échevins

Des épidémies de peste se déclaraient périodiquement dans la ville (8 en 70 ans) et décimaient la population. Le 8 septembre 1643, le Prévost des marchands ainsi que ses échevins décidèrent de mettre la population sous la protection de Notre Dame de Fourvière. Ils offrirent durant l’office un cierge de sept livres et un écu d’or et promirent de renouveler cette cérémonie si la peste cessait. Vingt jours après, l’épidémie était terminée et Lyon ne connu plus jamais d’épisode de peste. Ce pèlerinage a toujours lieu le 8 septembre à fourvière.Le voeu des échevins a permis de doter l’ancienne chapelle d’un magnifique vitrail de lucien bégule en 1882.

Le vœu de 1870

Origines de la vénération à Marie

La ville de Lyon vénère la vierge Marie depuis le moyen âge et s’est mise sous sa protection en 1643, année où le sud de la France était touché par la peste : les échevins de Lyon, le prévôt des marchands et les notables firent alors vœu de rendre hommage chaque année à la Vierge si l’épidémie de peste cessait.

Depuis, un cortège solennel municipal se rend à la basilique notre-dame-de-fourvière depuis la Cathédrale Saint-Jean chaque 8 septembre (et non le 8 décembre) jour de consécration de la ville à la Vierge, pour lui offrir cierges et écus d’or : il s’agit du voeu des échevins Confusions régulières

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Premières illuminations du 8 décembre

En 1852, est inaugurée la statue de la Vierge Marie érigée sur la chapelle de la colline de fourvière. Réalisée par le sculpteur joseph-hugues fabish, elle a été proposée par quelques notables lyonnais et fervents catholiques puis acceptée par le cardinal de bonald en 1850. L’inauguration de la statue aurait dû avoir lieu le 8 septembre 1852, jour de la fête de la nativité de la Vierge et date anniversaire du vœu des échevins de 1643. Mais une crue de la saône aurait empêché qu’elle fût prête ce jour-là et que la cérémonie s’effectuât. L’archevêché, en accord avec la commission des laïcs, choisit alors de reporter l’inauguration à la date du 8 décembre.

Or, le 8 décembre est la date de la fête de l’immaculée conception de la Vierge, fête célébrée depuis le IXéme siècle, même si la proclamation du dogme ne date que de 1854. Les jours qui précèdent l’inauguration, tout est en place pour les festivités : la statue doit être illuminée par des feux de bengale, on prévoit des feux d’artifices depuis le haut de la colline et des fanares vont jouer dans les rues. Les notables catholiques lyonnais proposent d’illuminer les façades de leurs maisons comme cela se fait traditionnellement pour les grands évènements (entrées royales, victoires militaires…).

8 millions de lumignons vendus sur la région de Lyon !

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lumignons

Mais voilà que, le 8 décembre au matin, un violent orage s’abat sur Lyon. Le maître des cérémonies décide aussitôt de tout annuler et de reporter les réjouissances nocturnes au dimanche suivant. Puis, finalement, le ciel se dégage et la population lyonnaise qui avait tant attendu cette cérémonie, d’un geste spontané, illumine ses fenêtres, descend dans les rues et quelques feux de bengale allumés à la hâte éclairent la statue et la chapelle de Notre-Dame-de-Fourvière (la basilique n’existe pas encore). Les Lyonnais chantent des cantiques et crient « Vive Marie ! » jusque tard dans la nuit.

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Lyon  a créé LUCI, un réseau international, qui rassemble pour l’instant, 64 villes  sur les 4 continents.

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Lyon , première ville des lumières ( illuminations dues à une tradition d’origine religieuse)  ci dessous ,photo prise de la colline de fourvière .

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Place des jacobins .

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Cette  fête lyonnaise coute par habitant 11 euros par an .

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14 novembre 2010

fables de jean de la fontaine .

Classé dans : JEAN de la fontaine — claude alias legonepeint @ 10 h 19 min

 

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                                 JEAN DE LA FONTAINE .

Avant les fables , un peu d’histoire .

Jean de La Fontaine est baptisé le 8 juillet 1621 à Château-Thierry. Son acte de baptême est conservé dans sa maison natale , salle XVIIème siècle. Son père, Charles, né en 1594, a le titre de conseiller du roi et maître des eaux et forêts du duché de Château-Thierry. Sa mère, Françoise Pidoux, née en 1582, est d’origine poitevine, veuve d’un premier mari, Louis de Jouy, négociant à Coulommiers. Lorsqu’elle épouse Charles, elle a 36 ans, il est de 12 ans son cadet. Sa fille Anne de Jouy devient la belle-fille de Charles et sera la demi-soeur de Jean. Claude, frère de Jean, naît en 1623, 2 ans après le futur poète. Jean de La Fontaine commence ses études au collège de Château-Thierry, avec son condisciple François Maucroix, ami de toujours. Il les termine vraisemblablement à Paris. Il rentre ensuite à l’Oratoire. « Le 27 avril 1641, M. Jean de La Fontaine, âgé de 20 ans, a été reçu pour les exercices de piété de nos confrères » (Annales de l’Oratoire). N’étant pas fait pour les études religieuses, il quitte l’Oratoire 18 mois plus tard . Plus tard, il s’en souviendra ainsi : « Desmares s’amusait à lire son Saint-Augustin, et moi, mon Astrée ».

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En 1692, La Fontaine tombe gravement malade et son confesseur l’Abbé Pouget, qui admire en lui un homme »fort ingénu, fort simple », obtient une abjuration publique de ses contes « infâmes » Il lui fait déchirer sa dernière oeuvre à peine terminée, une comédie. Le 13 avril 1695 : La Fontaine meurt chez les d’Hervart, rue Plâtrière. Il est inhumé au cimetière des Saints-Innocents. Le registre paroissial de Saint-Eustache mentionne le décès et l’inhumation.

Et pour finir, Jean de la fontaine, c’était ça, aussi . 

Paris résonne de mille bruits en ce matin du 5 septembre 1661 : Fouquet, le puissant conseillé du roi, est arrêté sur ordre de Colbert; le jeune Louis XIV devient le seul maître.
Alors que les autres artistes, reniant leur amitié, se précipitent au service du monarque tout puissant, un homme se lève pour affirmer son soutien au surintendant déchu, le poète Jean de La Fontaine.
Colbert se jure alors de faire plier le rebelle, seul artiste du royaume à situer son art au-dessus du Roi. Dès lors, La Fontaine, même dans la misère, ne renoncera jamais à ses convictions. Sans argent, il résiste, s’amuse, observe, écrit les Fables, pamphlets assassins contre un régime despotique en pleine décadence,comme maintenant,c’est à dire l’année 2010,il nous manque un monsieur jean de la fontaine, non ? 

La Fontaine/Colbert, un affrontement qui durera jusqu’à la mort.

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le loup et le chien .

Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le rnâtin était de taille à se défendre hardiment
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
« Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée ;
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. »
Le Loup reprit: « Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons,
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
- Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrait pas même à ce prix un trésor. »
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

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le chêne et le roseau .

Le Chêne un jour dit au Roseau :
« Vous avez bien sujet d’accuser la nature ;
Un roitelet pour vous est un pesant fardeau ;
Le moindre vent, qui d’aventure
Fait rider la face de l’eau,
Vous oblige à baisser la tête,
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du soleil,
Brave l’effort de la tempête.
Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr.
Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n’auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l’orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l’arbuste,
Part d’un bon naturel; mais quittez ce souci :
Les vents me sont moins qu’à vous redoutables ;
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. » Comme il disait ces mots,
Du bout de l’horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L’arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.

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l’âne chargé d’éponges et l’âne chargé de sel .

Un Ânier, son Sceptre à la main,
Menait, en Empereur Romain,
Deux Coursiers à longues oreilles.
L’un, d’éponges chargé, marchait comme un Courrier ;
Et l’autre, se faisant prier,
Portait, comme on dit, les bouteilles :
Sa charge était de sel. Nos gaillards pèlerins,
Par monts, par vaux, et par chemins,
Au gué d’une rivière à la fin arrivèrent,
Et fort empêchés se trouvèrent.
L’Ânier, qui tous les jours traversait ce gué-là,
Sur l’Âne à l’éponge monta,
Chassant devant lui l’autre bête,
Qui voulant en faire à sa tête,
Dans un trou se précipita,
Revint sur l’eau, puis échappa ;
Car au bout de quelques nagées,
Tout son sel se fondit si bien
Que le Baudet ne sentit rien
Sur ses épaules soulagées.
Camarade Epongier prit exemple sur lui,
Comme un Mouton qui va dessus la foi d’autrui.
Voilà mon Âne à l’eau ; jusqu’au col il se plonge,
Lui, le Conducteur et l’Eponge.
Tous trois burent d’autant : l’Ânier et le Grison
Firent à l’éponge raison.
Celle-ci devint si pesante,
Et de tant d’eau s’emplit d’abord,
Que l’Âne succombant ne put gagner le bord.
L’Ânier l’embrassait, dans l’attente
D’une prompte et certaine mort.
Quelqu’un vint au secours : qui ce fut, il n’importe ;
C’est assez qu’on ait vu par là qu’il ne faut point
Agir chacun de même sorte.
J’en voulais venir à ce point.

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le lièvre et les grenouilles .

Un Lièvre en son gîte songeait
(Car que faire en un gîte, à moins que l’on ne songe ?) ;
Dans un profond ennui ce Lièvre se plongeait :
Cet animal est triste, et la crainte le ronge.
« Les gens de naturel peureux
Sont, disait-il, bien malheureux.
Ils ne sauraient manger morceau qui leur profite ;
Jamais un plaisir pur ; toujours assauts divers.
Voilà comme je vis : cette crainte maudite
M’empêche de dormir, sinon les yeux ouverts.
Corrigez-vous, dira quelque sage cervelle.
Et la peur se corrige-t-elle ?
Je crois même qu’en bonne foi
Les hommes ont peur comme moi. »
Ainsi raisonnait notre Lièvre,
Et cependant faisait le guet.
Il était douteux, inquiet :
Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre.
Le mélancolique animal,
En rêvant à cette matière,
Entend un léger bruit : ce lui fut un signal
Pour s’enfuir devers sa tanière.
Il s’en alla passer sur le bord d’un étang.
Grenouilles aussitôt de sauter dans les ondes ;
Grenouilles de rentrer en leurs grottes profondes.
« Oh! dit-il, j’en fais faire autant
Qu’on m’en fait faire ! Ma présence
Effraie aussi les gens ! je mets l’alarme au camp !
Et d’où me vient cette vaillance ?
Comment ? Des animaux qui tremblent devant moi !
Je suis donc un foudre de guerre !
Il n’est, je le vois bien, si poltron sur la terre
Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi. »

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le paon se plaignant de junon .

Le Paon se plaignait à Junon :
Déesse, disait-il, ce n’est pas sans raison
Que je me plains, que je murmure :
Le chant dont vous m’avez fait don
Déplaît à toute la Nature ;
Au lieu qu’un Rossignol, chétive créature,
Forme des sons aussi doux qu’éclatants,
Est lui seul l’honneur du Printemps.
Junon répondit en colère :
Oiseau jaloux, et qui devrais te taire,
Est-ce à toi d’envier la voix du Rossignol,
Toi que l’on voit porter à l’entour de ton col
Un arc-en-ciel nué de cent sortes de soies ;
Qui te panades, qui déploies
Une si riche queue, et qui semble à nos yeux
La Boutique d’un Lapidaire ?
Est-il quelque oiseau sous les Cieux
Plus que toi capable de plaire ?
Tout animal n’a pas toutes propriétés.
Nous vous avons donné diverses qualités :
Les uns ont la grandeur et la force en partage ;
Le Faucon est léger, l’Aigle plein de courage ;
Le Corbeau sert pour le présage,
La Corneille avertit des malheurs à venir ;
Tous sont contents de leur ramage.
Cesse donc de te plaindre, ou bien, pour te punir,
Je t’ôterai ton plumage.

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les grenouilles qui demandent un roi .

De l’état Démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir Monarchique.
Il leur tomba du Ciel un Roi tout pacifique :
Ce Roi fit toutefois un tel bruit en tombant
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S’alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, dans les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu’elles croyaient être un géant nouveau ;
Or c’était un Soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui de le voir s’aventurant
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant.
Une autre la suivit, une autre en fit autant,
Il en vint une fourmilière ;
Et leur troupe à la fin se rendit familière
Jusqu’à sauter sur l’épaule du Roi.
Le bon Sire le souffre, et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue.
Donnez-nous, dit ce peuple, un Roi qui se remue.
Le Monarque des Dieux leur envoie une Grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir,
Et Grenouilles de se plaindre ;
Et Jupin de leur dire : Eh quoi ! votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre Gouvernement ;
Mais, ne l’ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fût débonnaire et doux :
De celui-ci contentez-vous,
De peur d’en rencontrer un pire.

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l’avare qui a perdu son trésor .

L‘usage seulement fait la possession.
Je demande à ces gens de qui la passion
Est d’entasser toujours, mettre somme sur somme,
Quel avantage ils ont que n’ait pas un autre homme.
Diogène là-bas est aussi riche qu’eux,
Et l’avare ici-haut comme lui vit en gueux.
L’homme au trésor caché qu’Esope nous propose,
Servira d’exemple à la chose.
Ce malheureux attendait
Pour jouir de son bien une seconde vie ;
Ne possédait pas l’or, mais l’or le possédait.
Il avait dans la terre une somme enfouie,
Son coeur avec, n’ayant autre déduit
Que d’y ruminer jour et nuit,
Et rendre sa chevance à lui-même sacrée.
Qu’il allât ou qu’il vînt, qu’il bût ou qu’il mangeât,
On l’eût pris de bien court, à moins qu’il ne songeât
A l’endroit où gisait cette somme enterrée.
Il y fit tant de tours qu’un Fossoyeur le vit,
Se douta du dépôt, l’enleva sans rien dire.
Notre Avare un beau jour ne trouva que le nid.
Voilà mon homme aux pleurs ; il gémit, il soupire.
Il se tourmente, il se déchire.
Un passant lui demande à quel sujet ses cris.
C’est mon trésor que l’on m’a pris.
- Votre trésor ? où pris ? – Tout joignant cette pierre.
- Eh ! sommes-nous en temps de guerre,
Pour l’apporter si loin ? N’eussiez-vous pas mieux fait
De le laisser chez vous en votre cabinet,
Que de le changer de demeure ?
Vous auriez pu sans peine y puiser à toute heure.
- A toute heure ? bons Dieux ! ne tient-il qu’à cela ?
L’argent vient-il comme il s’en va ?
Je n’y touchais jamais. – Dites-moi donc, de grâce,
Reprit l’autre, pourquoi vous vous affligez tant,
Puisque vous ne touchiez jamais à cet argent :
Mettez une pierre à la place,
Elle vous vaudra tout autant.

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le laboureur et ses enfants .

Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût.
Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

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la fortune et le jeune enfant .

Sur le bord d’un puits très profond
Dormait étendu de son long
Un Enfant alors dans ses classes.
Tout est aux Ecoliers couchette et matelas.
Un honnête homme en pareil cas
Aurait fait un saut de vingt brasses.
Près de là tout heureusement
La Fortune passa, l’éveilla doucement,
Lui disant : Mon mignon, je vous sauve la vie.
Soyez une autre fois plus sage, je vous prie.
Si vous fussiez tombé, l’on s’en fût pris à moi ;
Cependant c’était votre faute.
Je vous demande, en bonne foi,
Si cette imprudence si haute
Provient de mon caprice. Elle part à ces mots.
Pour moi, j’approuve son propos.
Il n’arrive rien dans le monde
Qu’il ne faille qu’elle en réponde.
Nous la faisons de tous Echos.
Elle est prise à garant de toutes aventures.
Est-on sot, étourdi, prend-on mal ses mesures ;
On pense en être quitte en accusant son sort :
Bref la Fortune a toujours tort.

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la poule aux oeufs d’or .

L‘avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,
Pondait tous les jours un oeuf d’or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l’ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les oeufs ne lui rapportaient rien,
S’étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches :
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ?

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LE LIÈVRE ET LA TORTUE

  Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.
Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point
Si tôt que moi ce but. Si tôt ? Êtes-vous sage ?
Repartit l’Animal léger.
Ma Commère, il vous faut purger
 
Avec quatre grains  d’ellébore.
Sage ou non, je parie encore.
Ainsi fut fait : et de tous deux
On mit près du but les enjeux.
Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire ;
Ni de quel juge l’on convint.
Notre Lièvre n’avait que quatre pas à faire ;
J’entends de ceux qu’il fait lorsque prêt d’être atteint
Il s’éloigne des Chiens, les renvoie aux calendes, 
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour écouter
D’où vient le vent, il laisse la Tortue
Aller son train de Sénateur.
Elle part, elle s’évertue ;
Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire ;
Tient la gageure  à peu de gloire ;
Croit qu’il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s’amuse à toute autre chose
Qu’à la gageure. À la fin, quand il vit
Que l’autre touchait presque au bout de la carrière,  
Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit
Furent vains : la Tortue arriva la première.
Eh bien, lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi l’emporter ! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?

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 LE LOUP ET LA CIGOGNE   

         Les Loups mangent gloutonnement.
Un Loup donc étant de frairie ,
Se pressa, dit-on, tellement
Qu’il en pensa perdre la vie.
Un os lui demeura bien avant au gosier.
De bonheur pour ce Loup, qui ne pouvait crier,
Près de là passe une Cigogne.
..
 Il lui fait signe, elle accourt.
Voilà l’Opératrice  aussitôt en besogne.
Elle retira l’os ; puis, pour un si bon tour,
Elle demanda son salaire.
Votre salaire? dit le loup,
Vous riez, ma bonne commère.
Quoi ! Ce n’est pas encor beaucoup
D’avoir de mon gosier retiré votre cou !
Allez, vous êtes une ingrate ;
Ne tombez jamais sous ma patte .
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LE LOUP ET L’ AGNEAU

La raison du plus fort est toûjours la meilleure.
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
Un Agneau ſe deſalteroit
Dans le courant d’une onde pure. 

Un Loup ſurvient à jeun qui cherchoit avanture,
Et que la faim en ces lieux attiroit.
Qui te rend ſi hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu ſeras châtié de ta temerité.
Sire, répond l’Agneau, que votre Majeſté
Ne ſe mette pas en colere ;
Mais plutoſt qu’elle conſidere
Que je me vas deſalterant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-deſſous d’elle ;
Et que par conſequent en aucune façon
Je ne puis troubler ſa boiſſon.
Tu la troubles, reprit cette beſte cruelle,
Et je ſçai que de moy tu médis l’an paſſé.
Comment l’aurois-je fait ſi je n’eſtois pas né ?
 
    Reprit l’Agneau, je tete encor ma mere,
Si ce n’eſt toy, c’eſt donc ton frere :
Je n’en ay point. C’eſt donc quelqu’un des tiens :
Car vous ne m’épargnez guéres,
Vous, vos bergers, & vos chiens.
On me l’a dit : il faut que je me vange.
Là-deſſus au fond des foreſts
Le Loup l’emporte, & puis le mange,
Sans autre forme de procés.

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7 mai 2009

la croix-rousse .(lyon)

Classé dans : (HISTOIRE DE LA CROIX-ROUSSE) — claude alias legonepeint @ 7 h 52 min

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la moto de mon gendre

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 Avertissement :

Attention certains textes personnels sont

protégés par un copyright

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 photo

           Oui ! c’est bien Vercingétorix, mon héros, qui va vous conter l’ histoire de la croix-rousse .

 

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Pour voir des photos de la croix-rousse, cliquez sur le lien suivant legonepeint.unblog.fr

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À l’âge du bronze (-2 200 à -800) : sont découverts des foyers culinaires (vers -2 000 à -1 500, rue Mouillard) et une sépulture à incinération en urne (rue Gorge de Loup), des traces d’habitat (site de La Croix-Rousse) et un dépôt d’objets en bronze (trésor de venaison).

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La croix-rousse est une colline située au nord-ouest de lyon et classée au patrimoine mondial de l’unesco .

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( gravure de la colline de la croix-rousse au moyen âge)

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Le fondateur de lyon , munatius plancus .

Deux empereurs romains sont nés à Lyon, Caracalla né en 186 et Claude ( pas moi bien sur!c’est en 1953 que je suis né! dieu merci ! ) né en 10 av j.c ,La plus importante trace que Claude laisse à Lyon est le fameux discours qu’il prononce en 48 devant le sénat et qui accorde aux Gaulois l’accès à la magistrature publique de Rome. Les habitants de Lugdunum, reconnaissants, font graver le discours sur une plaque de bronze (aujourd’hui connue sous le nom de tables claudiennes et la placent dans le sanctuaire fédéral des Trois Gaules. Cette table, retrouvée en 1528, se trouve désormais présentée au musée de la civilisation gallo-romaine dont elle constitue l’un des trésors. Jusqu’au moyen-âge la ville de Lyon (Lugdunum) s’arrête au terreaux, la croix-rousse, elle, appelée « montagne Saint-Sébastien » (sans vraiment de preuves) reste, plus tard, au franc-lyonnais sous la protection des rois de France. L’ensemble monumental de la Croix-Rousse est le sanctuaire fédéral des trois gaules, composé de :

  • l’autel des trois Gaules (12 av. J-C ) sur pièce romaine.

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  • l’amphithéâtre des Trois Gaules lyon[1] amphitheatre-des-3-gaules-photo-s-g[1] (19 ap. J-C), qui recevra les délégués des 60 nations gauloises, chaque année au mois d’août, beaucoup de chrétiens(nes) sont martyrisés, dont la plus célèbre, la patronne de Lugdunum, sainte Blandine. La façon dont elle a souffert m’a marqué à jamais!  encornée par un taureau, flagellée, assise sur une chaise ou un grill rougie au feu, mais quand les lions sont entrés pour en finir, ils se sont mis à ses pieds et se sont allongés, je me souviens très bien des illustrations de mon vieux livre d’histoire des années 1960.  Elle est matyrisée durant le mois de juillet 177 sous marc aurèle. Blandine avait alors 15 ans et résistant à tous les supplices, elle fut finalement égorgée par le bourreau en août 177, son corps et celui des autres martyrs furent brulés et les cendres jetés dans le Rhône.

Les romains vouaient aussi une véritable passion pour les jeux du cirque.

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 Martyr de sainte Blandine.

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Sainte-Blandine[1] int_sBlandine1[1]  Blandine[1]

  • Fêtes le 2 juin de tous les Martyrs de Lyon, jour de la mort du premier d’entre eux, l’évêque Pothin SDJ02JUIN[1] ( une église catholique existe à Lyon dans le premier arrondissement) premier évêque de la gaule arrêté par délation ( lettre devenue célèbre ) en même temps que Blandine, il meurt en prison suite aux mauvais traitements de ses bourreaux, il avait 70 ans pour certains, 90 pour d’autres.   le 25 juillet Blandine seule, le 8 août (commémoration des quatre derniers martyrs, Alexandre, Attale, Pontique et Blandine, et le 9 août dans le calendrier de l’Archidiocèse de Lyon.

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Jean-Paul II dans l’amphithéâtre des trois gaules en 1986.

Juifs, catholiques, protestants, musulmans et bouddhistes : le 13 novembre 1986 à Lyon, marcheront ensemble « pour la paix », de l’amphithéâtre des Trois Gaules sur les pentes de la Croix-Rousse.

rad15f501.gif   Les canuts sont symbole de la soie . canut viendrait du mot « canotte  » (fils de soie ) Comme dans la misère ils durent vendre leurs breloques en or ou argent , à leur passage , on disait  » voici les cannes nues  » Les cannes de leur compagnonnage . ( sorte de diplôme ) Les canuts travaillaient pour les soyeux, riches bourgeois lyonnais pour la plupart. Pour être payé, l’ouvrage des canuts devait être parfait! si le résultat ne satisfaisait pas, ils n’étaient pas payés, aussi simple que cela!   414pxlouisphilippedebourbon1.jpg En haut le responsable du massacre des canuts , louis-philippe Ier roi des français , le tout premier à s’offrir de la soie , tachée du sang des canuts ! Un drapeau a même été tissé pendant les évènements, pour soi-disant, calmer les canuts, une commande faite par le préfet pour louis philippe d’environ 600,00 francs. On se demande encore si il en avait vraiment besoin! En plus écrit en anglais! cela devait être très dur pour nos canuts, fallait-il avoir faim pour tisser une telle commande!!!

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Pendant la révolution française , en 1793 , lyon se soulève contre la convention et subit un siège de plus de deux mois avant de se rendre .

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La répression est terrible , 2000 personnes fusillées ou guillotinées et de riches hôtels détruits . en 1794 les conflits s’apaisent .

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Une trentaine d’années plus tard , la croix-rousse se révolte toute seule , mais pour le bien de tous !

Maintenant , nous sommes à la croix-rousse , 15 heures de travail par jour pour 18 sous ! c’est en 1831 que les canuts  se révoltent . ( la révolte des deux sous ) le 22 novembre , 150 tués, 500 blessés , et l’insurrection est maîtresse de la croix-rousse .

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Craignant une contagion de la révolte lyonnaise , une armée fut constituée et mise sous les ordres du fils aîné du roi louis philippe et duc d’orléans , ainsi que du maréchal soult . soult1.jpg

Voici l’un de nos bourreaux , le maréchal soult .

(Sale gueule !)

Ils entrèrent à lyon le 5 décembre avec 20.000 hommes ( rien que ça ) contre une population sans armes , et affamée . 90 ouvriers arrêtés , seront graciés au procès de riom en juin 1832 et un fort fut construit en lisière de la croix-rousse pour isoler le quartier , et bien grâce à ça notre colline est devenue un endroit mythique . A nos bourreaux de bien comprendrent la devise des canuts ,

 » vivre en travaillant , ou mourir en combattant « 

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    La devise de mes ancêtres .

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Le drapeau noir, symbole des canuts, une couleur choisie plus tard par  Louise Michel,  féministe, anarchiste, née le 29 mai 1830, morte le 9 janvier 1905. Elle participe aux évènements de la commune de Paris en 1871.

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Louise Michel en 1871.

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Maintenant , un petit voyage en photos dans mon fief !

  « LA CROIX-ROUSSE »

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Lever de soleil , au printemps , sur l’est lyonnais et à gauche le lac du parc de la tête d’or ou juste devant coule le rhône . pourquoi « la tête d’or ? ».  le riche propriétaire de ce parc, à sa mort , a légué à la ville de lyon la totalité de ses biens , et que l’entrée soit à jamais « gratuite «  (  légende , ou

 

pas ) la croix-rousse .(lyon) dans (HISTOIRE DE LA CROIX-ROUSSE) tetemort0241.vignette veut qu’une tête en or soit enterrée dans le parc et que celui ou celle qui la trouve soit à jamais riche , célèbre et bénie . Des fouilles ont bien eu lieu , mais jamais de tête en or n’a été trouvée .

 

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La plaine au premier plan , et les alpes juste en dessous du soleil qui se lève.

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Sur cette photo, sur l’esplanade, s’arrête le boulevard de la croix-rousse, un vrai régal le matin !

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Nous autres , enfants de la croix-rousse , sommes avant tout des …

  » canuts « 

Nous ne sommes plus très nombreux à avoir derrière nous 3 , 4 ou 5 générations de canuts . ( Parfois plus ! )

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L’esplanade de la croix-rousse , d’où l’on peut voir de superbes levers de soleil .

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Un petit mot sur les cimetières de la croix-rousse.

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Ancien cimetière de la croix-rousse.

Dans ses deux cimetières, depuis plus d’un siècle, sont enterrés tous mes ancêtres.

Le cimetière de la croix-rousse a été créé en 1823 d’après les plans de l’architecte Antoine marie chenavard. Le terrain utilisé pour la construction du cimetière a été cédé à la Croix-Rousse par la commune voisine de Caluire et cuire sur proposition du Préfet du Rhône. Ceci nécessita une modification de la limite entre les deux communes, l’actuelle rue du bois de la caille. Le cimetière est devenu propriété de la ville de Lyon en 1852, lors du rattachement de la Croix-Rousse. Il se verra adjoindre une seconde partie que l’on nomme aujourd’hui le « nouveau cimetière ». En 1990, les deux cimetières comptaient plus de 40 000 tombes. rad15f501.gif 007.jpg

Côté Rhône, une vue sur l’est lyonnais,  la croix-rousse étant entre rhône et saône .

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Maintenant, une vue de l’ouest lyonnais , de chez moi, côté Saône, là le soleil se couche.

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Retour une fois encore sur l’esplanade de la croix-rousse pour vous montrer une de notre fierté , le gros caillou. Il ne s’agit pas d’un simple caillou ! ( Il nous en faut peu , ici , pour être content . Voir à notre tour ce qu’ont regardé nos anciens et regarderont nos enfants nous suffit ! ) Déterré en 1892 , et installé en haut du boulevard , il domine le rhône , la plaine et la chaîne des alpes . La légende du gros caillou est …  » un huissier cupide , qui aurait mis à la rue une famille de canuts déshérités , le gros caillou représentant le coeur de l’huissier ! »Bien qu’il ait été déplacé ,  ( pour les travaux du parking ) il n’en reste pas moins  croix-roussien .

En haut le caillou tout seul, plus bas en compagnie de la mère cottivet, je n’arrive pas à retrouver une photo, j’avais à peu près 8 ans, ou j’étais justement aux côtés de la mère cottivet! je me souvient qu’elle demandait toujours si on avait été sage avec maman!

Un peu d’histoire sur cette mère très particulière! La voici en marionnette au théâtre de guignol.

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Le personnage de la Mère Cottivet a été créé et interprété par l’auteur humoriste Elie Périgot-Fouquier (1871-1971), qui en écrit les sketchs, L’émission est diffusée sur Radio Lyon de 1927 au 17 décembre 1971 tous les mercredis de 11h à midi.

La Mère Cottivet a aussi été interprétée par le chansonnier Marie Benoît Antoine Renard, dit Benoîst Mary (1864-1944). Parfaite concierge pour les ragots, les sketchs de la Mère Cottivet commençaient toujours par la phrase « En descendant montez donc voir le petit comme il est grand »( j’entends encore mes grands-mères). Elle habitait au 99, « cent moins n’un » de la Montée de la Grande Côte, donc tout en bas de la Montée, et au dernier étage de l’immeuble et finissait par « À mercredi que vin mes belins belines ». Le personnage de la Mère Cottivet a connu un succès aussi important que Guignol à Lyon, dont elle est devenue un personnage en parodiant les mœurs et les pratiques des hommes politiques. Comme quoi à la croix-rousse, nous étions déjà à l’avant garde de l’humour depuis bien longtemps!

 

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Une photo prise plus bas que l’esplanade nous montre un levé de soleil sur notre bonne vieille croix-rousse.

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La colline de la croix-rousse  se situe à une hauteur de 260 mètres. au moyen âge , la ville de lyon s’arrête vers les terreaux. La croix-rousse,( indépendante à cette époque ) quant à elle, fait la culture des vignes. 

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Trois cents bons ceps de Gamay qui vivent fièrement sur le flanc de notre colline, dans le parc de la Cerisaie. Si vous descendez à Lyon, montez-y donc rue Chazière, et allez-y voir comme la petite vigne elle est grande, j’habite à 50 m et, ma foi, à chaque vendange c’est un véritable rituel ! une curiosité à ne pas manquer.

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C’est au 15 è siècle , que la fabrique de soie lyonnaise est née , à la croix-rousse , en 1536 , grâce à étienne turquet , sous l’ère de François premier . Au 16 ème siècle , henry IV encourage l’élevage du ver à soie ( Dans les cévennes , en ardèche pour le climat )

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(Cocon de soie )

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En 1786 , on dénombre 14 000 métiers à tisser , qui occupent 30 000 personnes , la moitié des lyonnais vivent de la soie ! nous sommes alors au 18 ème siècle , lyon est alors la première ville de France ouvrière .

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    ( brocard de soie , 1760-1770)

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Au 19 ème siècle , napoléon , conscient du potentiel économique de la soie , passe d’importantes commandes pour divers palais comme fontainebleau . en 1801 , le lyonnais joseph marie jacquard met au point le métier à tisser . Le 10 mars 1815 , à son retour de l’île d’elbe , Napoléon dira cette fameuse phrase : ( Peu connue des lyonnais ! )         » Lyonnais je vous aime « 

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( Le métier a tisser jacquard )

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( Métier à tisser jacquard , bien conservé)

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Aujourd’hui il reste très peu de fabriquants de soie , restreints à l’ameublement de très grand luxe et pour la restauration de tissus pour les châteaux .

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( Ancien atelier canut ) Le propriétaire du métier vivait avec ses ouvriers , chez lui .

Les plafonds des appartements des canuts étaient très haut pour laisser place aux métiers à tissés , ce qui , de nos jours , est très recherché afin d’aménager , éventuellement ,  des mezzanines .

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Au dessus ( en photo ) la croix en pierre dorée de la croix-rousse , réalisée en pierre de couzon ( nom du village ) de teinte ocre . Elle sera détruite et reconstruite plusieurs fois ! finalement , en 1994 , une réplique est érigée place joannès ambre .

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Et voici le mur des canuts , avant la fresque …

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Le voila après , en 1987 , une première fois , représentant la vie des canuts . Avec notre guignol , et mon préféré , gnafron !

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le mur en 1987

Le revoilà en 1997 représentant cette fois la vie des croix roussiens . franchement , mes guignols me manque . mais cette peinture a connue un tel succès , qu’elle a fait l’objet d’une actualisation en 1997 pour témoigner des changements de la dernière décennie .

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le mur en 1997

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1200 m2 , conçu par les artistes de l’atelier  » cité de la création « 

La petite fille , au milieu des escaliers de la fresque , avait 6 ans en 1997 .

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Quelques détails …

… de cette fresque monumentale pour l’époque !

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 Personnage emblématique de lyon , guignol .

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Auguste et Louis lumière , inventeur du cinéma à lyon .

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Voici des expressions typiquement lyonnaise !

Un bardanier ( un lit ) Un bouchon ( restaurant ) Un bistanclaque ( métier à tisser ) Une bugne ( pâtisserie lyonnaise ) La caboche ( tête ) Un cayon ( cochon ) Un canon ( boire un verre ) Un caton ( un grumeau ) Un cuchon ( un tas ) Une dent de lion ( une salade , genre pissenlit ) A cacaboson ( accroupi ) Un gadin ( une pierre ) Avoir la gnaque ( en vouloir) Une guenille (vêtement sale ) Un mâchon ( un bon repas ) Un miron ( un chat ) Ta mouille ( ta gueule ) Pélo ( un mec , un type ) Poutrône ( poupée ) Péter la maille ( embrasser ) Une traboule ( passage typiquement lyonnais ) Les fumerons ( les jambes ) … Une courle (un potiron) rad15f501.gif

Voici d’autres mots lyonnais mieux connus .

Une carotte rouge ( betterave ) Dégraissage ( pressing ) Panure ( chapelure ) Prendre du souci ( s’en aller ) Vogue ( fête foraine )

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Appelé le   » franco-provençal  » le parler lyonnais a toujours cours a la croix-rousse .

Le plateau, comme son nom l’indique, est un plateau entre Rhône et Saône, depuis le boulevard de la croix-rousse jusqu’aux confins avec Caluire et cuire. Quartier résidentiel, le plateau se distingue du reste de la ville de Lyon par une ambiance particulière proche d’un « village ». Cette impression est renforcée par les terrains de boule  ,comme celui du clos Jouve ou le « petit marché » quotidien, situé place de la Croix-Rousse et entouré de bistrots. Les habitants y cultivent effectivement une certaine insularité vis-à-vis du reste de la ville. Les pentes agissent de fait comme une frontière naturelle séparant le plateau du reste de Lyon, et les habitants disent  qu’ils « descendent en ville » lorsqu’il s’agit de rejoindre d’autres arrondissements.

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Maintenant voici de superbes photos de lyon . Car bien que canut avant tout ! je n’en reste pas moins lyonnais !

Voici la place des terreaux , avec l’hôtel de ville , et la fameuse fontaine faite pour la ville de bordeaux par bartholdi ( la statue de la liberté ) mais vendu à lyon , car à cette époque , bordeaux n’a pas l’argent prévu à la livraison .

C’est ici même que 7 fois de suite , les supporters de l’ol , ont applaudi notre équipe de foot !

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Place des terreaux ( l’hotel de ville )

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Place bellecour un 8 décembre .

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Fourvière de la place bellecour

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La cathédrale st jean un 8 décembre .

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Notre dame de fourvière .

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Lyon , première ville des lumières ( illuminations dues à une tradition d’origine religieuse)  photo prise de la colline de fourvière 

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Des éclairs sur Lyon, vue de la croix-rousse. 

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Le théâtre gallo-romain ( à 500 mètres de chez moi ) où tous les chefs gaulois se réunissaient une fois par an . 60 nations gauloises a partir du mois d’août , pour être exact.

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( Théâtre gallo-romain )

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Place de la croix-rousse .

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( La cour des voraces )

Cour d’immeuble lyonnais avec un monumental escalier à volées libres , une de nos traboules , construit en 1840 , d’une architecture dite « canuse « 

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Maintenant je vais vous parlez d’une vogue qui me tient particulièrement à coeur , et si vous en avez un ( de coeur) , vous allez comprendre pourquoi .

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« LA VOGUE AUX MARRONS DE LA

CROIX-ROUSSE « 

Mais d’abord …

 Mon petit mot

Ravensburg Rutenfest 2005 Rummelplatz Kettenkarussell.jpg   La

vogue aux marrons a bientôt 170 ans , elle date environ de 1848 ( 70 forains ). D’infectes , d’ignobles personnes veulent la voir disparaître , pourquoi ? trop de bruit , pour la plupart ils ne sont même pas canuts ni croix-roussien , à voir pas lyonnais du tout!!! ils habitent de riches appartements le long du boulevard , arrivés en prédateurs , et veulent supprimer une vogue qui est la survivante d’une des traditions lyonnaises ! n’inporte quoi !!! pour leur faire plaisir la vogue s’arrête à 22 h , à croire qu’ils n’ont jamais été enfants ! maneges024.gif En 1896 la ville totalisait 207 jour de vogues , cette vogue de la croix-rousse s’installe d’octobre à novembre , on y déguste les premiers marrons de l’année , et le premier vin blanc ( bourru – vin blanc nouveau qui n’a guère cuvé , vin doux , vin bourru .) Dans ma famille , toutes les générations de canuts que nous sommes , se sont assis dans un des manèges de cette vogue , mes arrières grands-parents , mes grands-parents , mes parents , mon frère, mes soeurs , et moi , mes trois filles et maintenant c’est le tour de mes sept petits-enfants !!! si vous comptez bien , cela fait six générations , et ce n’est pas fini ! Alors , pour les personnes acariâtres , un mois sur douze , ce n’est pas la mort ! cette vogue là , c’est la vie !!!

 

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signé: legonepeint

 

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Comment faire pour ne pas vous parlez de gastronomie à lyon .

00071.gif Lyon est , et reste , la capitale mondiale de la gastronomie , Bocuse , manger à l’auberge , c’est tout simplement divin , un très grand moment ! et ne pas croire que l’on en ressort avec la faim !!!  Eugénie Brazier , et tant d’autres !

 

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                   Ma femme et moi , à l’auberge de M. paul bocuse .

                                  M. paul en plein ouvrage .

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                        Une partie de la décoration de l’auberge .

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Nous sommes maintenant à l’abbaye de collonges , avec je pense , un objet à la hauteur des goûts de Paul bocuse . Un orgue de  » gaudin limonaire  » fabriqué en 1900 pour une salle de concerts de thiers . Restauré par son ami Marc Fournier ( deux ans de travail ) cette pièce unique vaut le détour .

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Mais il y a aussi tous les petits bouchons lyonnais ( dont une vingtaine sont certifiés authentiques ! ) , qui n’ont rien à envier aux grands de la cuisine lyonnaise !

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Avec une cuisine locale comme :

La salade lyonnaise , pour commencer petit , grattons , quenelles , andouillettes , rosettes , saucissons cru , ( en brioche , ou à cuire ) , le jésus ( énorme saucisson ) bref ! toute la cochonaille de lyon , la cervelle de canut , et tous les plats comme : Le gratin de cardons , la pogne ( tarte à la praline ) , les coussins ( pâte d’amande ) , les bugnes ( beignets ) , les papillotes (et oui ! c’est lyonnais ! pour noël ) . Pour les vins , beaujolais , côte du rhône (un vin qui accompagne tout un repas !) rad15f501.gif 014.jpg

 

Voila ce que l’on voit en se promenant a la croix-rousse  montée kubler, une croix sur un caillou , et le tout en relief sur un mur trompe-l’œil.

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Et les boules, alors? 

 » Embrasser la fanny «  c’est quoi , au juste ?

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Photo de la fanny , dans une grosse boule de bois , dans son quartier ( et le mien ) celui  du clos-jouve .

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Les  fesses de la fanny en gros plan qui ont toute une histoire !

« Embrasser la fanny «  est une tradition croix-roussienne. Perdre 13 a 0 est une honte chez nous! sur tous les terrains de boule à lyon, une photo de fanny s’y trouve. Derrière un panneau de bois, un rideau, elle présente son postérieur voluptueux que l’on embrasse après la défaite. Plusieurs affiches sont célèbres, en voici quelques unes.

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Fanny a bien existé . Jeune fille un tantinet simplette , elle habitait le quartier du clos-jouve , ou elle admirait les joueurs . Prise pour folle , elle manqua de peu l’asile , se retrouva enceinte d’un ivrogne , et mourut quelque temps plus tard , mais son souvenir reste bien vivant chez nous , les canuts .

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La boule lyonnaise ! ou la longue , voit le jour à lyon au XVIII ème siècle . En 1850 ce jeu est élevé au rang de sport , dans le quartier du clos-jouve , à 100 m de chez moi . Un terrain de 27,50 m de long , 4 m de large , divisé en 3 zones , diamètre de la boule 90 à 110 mm , poids 900 à 1200 g . Dans ma jeunesse , nos parents se réunissaient les dimanches pour jouer aux boules , devant un verre de vin à la limonade , et garent aux perdants , car s’il n’y avait pas de fanny , il fallait embrasser les fesses des gagnants , et vous pouvez me croire ,  des grands moments  sont gravés dans ma tête .

  le blason de la ville de lyon .

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