UN PEU DE TOUT, du rire et du sérieux

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11 novembre 2012

origine de mon nom.

Classé dans : ORIGINE de gaillard — claude alias legonepeint @ 11 h 26 min

gaillard[1]

Gaillard- XIe siècle. Probablement dérivé du gallo-roman *galia, « force ».
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Attention certains textes personnels sont

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Un nom est forcément à l’origine de quelque chose et peut être repris ,écris de manière différente mais dans cette différence le nom se retrouve .Mon mon est GAILLARD , alors j’ai cherché ,un patronyme ? pourquoi pas ! nous aurions tous le même ancêtre . Homonyme ,avec une orthographe différente mais la même prononciation ?ou simplement des personnes,des endroits, des choses connus ou inconnus comme …

Une commune, un bateau, footballeur, homme politique, peintre, chanteur d’opéra, avocat, architecte, poète, journaliste et jusq’à gagman avec Rémy gaillard ! et j’en passe,que des gaillard ! Pourtant, un nom(pour commencer) a mon attention ,celui d’une fleur, la gaillardia .(peu connue)

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La Gaillardia  f3 avocat dans ORIGINE de gaillardfleur1-150x150 chateau

aussi communément appelée Gaillarde est un genre de fleurs de la famille des astéracées. Le nom de genre, attribué par auguste denis fougeroux de bondaroy en 1786, est dédié à un de ses amis, magistrat et botaniste amateur français, Gaillard de Charentonneau .

f5 Famille du Gaillard

Auguste Denis Fougeroux de Bondaroy est un botaniste français, né le 10 octobre 1732 à paris et mort le 28 décembre 1789 dans cette même ville.

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 La ville gaillard

Gaillard est une commune française située dans le département de la haute-savoie et la région rhône-alpes.

Les armes de Gaillard se blasonnent ainsi :« D’Or à la Bande partie d’azur et de gueules »

- GUEULES est le rouge héraldique et traduit la force – OR signifie richesse, force, foi, constance – AZUR, justice et loyauté

d’où la devise de Gaillard : Force – Foi – Loyauté.

gail fleur

bref rappel historique de la ville

La Ville de Gaillard est l’héritière du prestigieux Château-Gaillard ou Chastel-Gaillard, création des comtes de Genève au XIIIème siècle. Le château et son bourg fortifié ont joué un rôle stratégique au Moyen-Age et les guerres de religion de l’époque furent fatales à cette place-forte.

Quelques dates à retenir : Gaillard, avant la Révolution, faisait partie de la Commune de Chêne-Thônex (Suisse).

En 1815, elle fut démembrée par la cession faite de Thônex à la République de Genève. Gaillard resta au Roi de Sardaigne et devint commune d’Ambilly-Gaillard.

Enfin, en date du 3 août 1843 et par la volonté de S.M. le Roi de Sardaigne, la commune de Gaillard trouve son indépendance.

En 1860, par le plébiscite du 22 avril approuvant le traité de Turin, la Savoie devient française.

Ainsi, après avoir été genevois, savoyens, sardes, les Gaillardins sont devenus français !

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Quelques phrases , quelques expréssions .

GAILLARD ,Qui est solide, bien constitué et aussi vif, alerte, décidé, joyeux .

Kinkin, vers la quarantaine, était un gaillard de taille moyenne qui dissimulait sous des dehors chétifs et une allure pataude une force herculéenne et une agilité de singe. — (louis pergaud ,l’évasion de kinkin, dans les rustiques, nouvelles villageoises, 1921 .)

Eh bien ! mon petit Fagerolle, ce gaillard là est redouté par les plus fortiches. (victor méric, Les compagnons de l’Escopette, 1930)

Homme qui profite à l’excès des plaisirs de la vie, en particulier dans le domaine sexuel. Un sacré, un chaud gaillard. Je pense qu’avec un gaillard comme Pierre à ses côtés, elle ne doit pas fermer l’œil de la nuit (Sartre, Mur,1939, p. 40) :

Car, tu sais, le président, malgré son air glacé, on en chuchote de raides sur son compte. Il paraît que, du vivant de sa femme, toutes les bonnes y passaient. Enfin, un gaillard qui, aujourd’hui encore, vous trousse une femme…Zola, Bête hum.,1890, p. 15.

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Famille du Gaillard

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    Premier blason des Du Gaillard.

  • 100px-Blason_du_gaillard gaillard

    Blason des Barons Du Gaillard.

Les Du Gaillard portèrent :

Comme Chevaliers anoblis : D’or à trois tertres de sinople,posés deux et un, l’écu bordé de gueules.Puis :

comme Barons et Comtes : De Gueules à trois besants mal ordonnés d’or, chapé d’un fascé d’argent et d’azur de 6 pièces.

Ces dernières armoiries sont devenues celles de la commune de Hellimer avec comme différence le fait que le triangle rouge ne touche pas le sommet du blason.Les Du Gaillard d’Hellimer sont une famille de petite noblesse rattachée à l’autorité de la Maison de Lorraine, puis de la Couronne française.Son origine remonte au début du XVIe siècle. Gravissant progressivement les échelons, Les Du Gaillard seront successivement au service des évêchés de Toul, Metz et Verdun, Seigneurs d’Albestroff, Barons puis Comtes du village de hellimer en Moselle.La Famille Du Gaillard s’éteint en 1795. Gabriel Claude Pleickart sera le dernier comte de Hellimer. Ses trois fils, Charles Claude Gabriel (1762-1795), Pierre Théodore Alexandre et Philippe Antoine Plaickard (1766-1795), mourront tous les trois cette même année. Pierre Théodore, lors de la bataille de Hambourg en Allemagne, et ses deux frères de la fièvre jaune après leur émigration dans la colonie britannique de St Domingue. Il existe cependant des descendants de la famille Du Gaillard par les Schauenbourg.

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30 septembre 2012

Cuisine canut

Classé dans : CUISINE CANUT — claude alias legonepeint @ 9 h 20 min

canuts_plaque[1]

 

 

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Mon petit mot .

Avant mes recettes un peu d’histoire sur la cuisine des canuts et lyonnaise .

Au 19ème siècle les cuisinières de grandes familles, surnommées les « Mères lyonnaises », quittent leur maison pour se mettre à leur compte et donnent naissance à des traditions culinaires bien lyonnaises. En 1935, le gastronome curnonsky n’hésite pas à qualifier la ville de Lyon de « capitale mondiale de la gastronomie ». Au 21 ème siècle, la cuisine lyonnaise qui défend une image de simplicité et de qualité, s’exporte en France comme à l’étranger. Avec plus de mille lieux, Lyon possède la plus grande concentration de restaurants par habitant en France( voir dans le monde) comme les typiques  bouchons lyonnais qui n’hésitent pas à voisiner avec les restaurants gastronomiques tenus par des chefs étoilés, parmi lesquels le renommé Paul Bocuse, voir mon article.

la moto de mon gendre

http://legonepeint.unblog.fr/category/histoire-de-la-croix-rousse/

Les mères de lyon comme la mère guy des bords du rhône (1759) la mère brigousse des charpennes(1830) et la plus célèbre, la mère brazier(1921)qui obtient même 3 étoiles pour son premier restaurant(plus tard encore 3 étoiles pour le second)  à sa table viennent manger le général de gaulle,le président Edouard Herriot et le plus connu de ses apprentis Paul bocuse . Je cîte aussi la mère vittet (perrache, à côté de la brasserie georges) où l’on me préparait mon staeck tartare quand je rentrais tard de mes sorties  nocturnes, elle avait un caractère grande gueule comme on dit chez nous ! La moins connue, mais pour moi la meilleure, la mère gaillard (la marie,comme on l’appellait jadis,ma grand-mère paternelle ) doyenne des halles de lyon pendant quelques années, elle avait un magasin de fruits et légumes à côté de la mère richard, et a connu la plupart de ces mères  de lyon qui ont fait de cette ville ,un sanctuaire de la bonne bouffe lyonnaise .

Signé : legonepeint .

Stendhal, de passage à Lyon en 1837, évoque la cuisine lyonnaise :

« Je ne connais qu’une chose que l’on fasse très bien à Lyon, on y mange admirablement, et, selon moi, mieux qu’à Paris. Les légumes surtout y sont divinement apprêtés. À Londres, j’ai appris que l’on cultive vingt-deux espèces de pommes de terre ; à Lyon, j’ai vu vingt-deux manières différentes de les apprêter, et douze au moins de ces manières sont inconnues à Paris »

Photos internet

Cuisine canut dans CUISINE CANUT sans-titre-150x150pain-canut-150x150 canut dans CUISINE CANUTcervelle-de-canut-150x150 cervelle

Tout sur la cervelle de canut

(en réponse à des amis de longessaigne,qui ont un gîte,chez qui nous avons été accueillis chaleureusement,gîte à faire absolument !) 

Ce mets est préparé à base de fromage blanc, assaisonné avec des herbes hachées,ciboulette(éventuellement du persil,certains vont lever les bras au ciel et pourtant,dans les années 1830,le persil était l’herbe des pauvres,des canuts) de l’échalote( facultatif) du sel, du poivre, de l’huile d’olive et du vinaigre rouge, sans oublier le vin blanc et de la crème fraîche( facultatif pour ma part) que l’on peu mettre pour adoucir (mes grands-mères tiennent la recette de leur mère,et nous sommes canut depuis quelques générations,même si maintenant cela se complique un tantinet !). À Lyon, la cervelle est traditionnellement servie dans un bol , accompagnée de petites tranches de pains grillés et de petites pommes de terre cuites,ou coupées en rondelles. Elle peut aussi assaisonner une salade, comme la frisée, la roquette ou le pissenlit,voire d’une bonne groin d’âne.Cette recette de la cervelle de canut que certains s’attribuent,était tout simplement le plat des canuts,car celui-ci ne coûtait pas cher,c’est leur recette !!! et non celle de chefs de cuisine actuels .L’origine du mot « cervelle » vient du fait que la cervelle d’agneau était trop chère,et par dérision, je pense, les canuts donnent le nom de » cervelle « des canuts à un plat maintenant mythique .

Avec le temps, les recettes changent ,on peu donc arômatisé à son goût la cervelle de canut, comme mettre de la menthe, du curry,  toute herbe que l’on aime est à essayer, pour ma part je vous donne la recette de mes ancêtres, la plus simple (comme eux) mais pour moi , la meilleure .

Bref,voici ma recette

Cervelle de canut( ou claqueret,car le fromage doit être bien battu,claqué )
proportions pour  5 personnes :

-1kg (200g par personnes) de fromage blanc égoutté et épais
-5 à 6 gouses d’ail (voir plus)
-50 g de ciboulette coupée très fin ,20g de persil (facultatif)
-150ml de crème mi-épaisse (facultatif) personnellement je n’en met pas, mais dans notre famille certains pensent que la crème adoucit la cervelle
-15  cl d’huile d’olive (selon votre goût)
-2 cuillères à soupe de vinaigre rouge,un verre de blanc sec (15 cl)
-Sel et poivre du moulin, et quelques tranches de pain grillé

Préparation :

Mettre le fromage blanc,la crème dans un saladier,remuer,mettre les herbes,l’huile d’olive,le vinaigre,remuer,ensuite le verre de blanc sec,sel poivre,ail ( couper très fin,certain enlève le germe de l’ail car moins fort il sera )remuer,mettre au frais,et servir à l’apéro ou comme entrée avec un blanc (macon,sauvignon,côte du rhône blanc …) ne pas oublier les tranches de pain grillé .Bon ap les gones !

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Salade de groin d’âne

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La groin d’âne,n’est pas du pissenlit ,il faut savoir la choisir.Quand vous ramassez des pissenlits, celles-ci restent feuilles en l’air, alors que pour la groin d’âne les feuilles vous recouvrent la main et celles-ci sont un tantinet plus velues,au goût, la groin est beaucoup plus amère et ferme que sa soeur le pissenlit .Sur certains blogs on dit parfois n’importe quoi! pissenlit et groin d’âne (porcelle pour d’autres) n’ont rien en commun ! en voici l’explication .

La porcelle, aussi appelée groin d’âne, est une plante de la famille des asteraceae, vivace, à racine épaisse et à fleurs jaunes. Ressemblant au pissenlit, elle s’en différencie par ses feuilles en rosette plaquées au sol, recouvertes de petits poils.

Et pour l’anecdote elle est aussi Appréciées des cochons(marrant ! non ?)d’ou son nom( les porcelles ) elles sont indésirables dans les pelouses car elles recouvrent l’herbe de leurs feuilles.

 Le plus important,ne pas rater la sauce .Et ce que beaucoup ne savent pas, c’est que cette salade passe quelques minutes au four !(c’est mieux à mon avis que de l’ébouillanter)légèrement tiédie, cette salade est tout simplement divine !!! merci à ma famille canut(surtout à mon père avec qui j’allais la ramasser) pour cette recette transmise de génération en génération . j’en profite pour dire que ma grand-mère était la doyenne des halles de lyon dans les années 1970 ,et avait un magasin de fruits et légumes juste à côté de celui de la mère Richard célèbre pour ses fromages et son lien avec la maison bocuse . 

Proportion pour 4 personnes

  • De la groin d’âne,valeur d’une grosse salade
  • 150 g de lard (fumé ou pas) minimum syndical !
  • 4 œufs que l’on poche, c’est important, pas cuit dur !
  • (ce n’est pas une salade lyonnaise)
  • 8 tranches de pain grillé que l’on frotte à l’ail
  • Au moins 3 gousses d’ail(on est à lyon,que diable! de plus c’est très bon à la santé!)
  • Moutarde
  • De l’huile(selon votre goût,olive au autre)
  • Vinaigre de vin rouge (pour ma part il doit prédominer un peu)
  • Ciboulette,persil au choix
  • Sel,poivre (en grain)

Préparation

  1. Laver la groin( ou le pissenlit) à l’eau plusieurs fois ! puis les essorer.
  2. Préparer la vinaigrette dans un bol.
  3. Couper le lard en bâtonnets et faire rissoler les lardons dans une poêle (sans graisse)
  4. Passer les tranches de pain au gril pain, puis les frotter avec la gousse d’ail (parsemer de ciboulette pour la déco)
  5. Pocher les œufs dans une petite casserole d’eau bouillante, pour cela Casser un œuf dans une tasse, puis le transvaser dans l’eau bouillante doucement,avec délicatesse , Quand l’œuf est mollet (environ 1 mn 1/2) le sortir délicatement de l’eau et l’égoutter. Répeter l’opération avec les autres oeufs .
  6. Dégraisser la poêle avec du vinaigre sur les lardons encore chaud(1 cuillière à soupe) 
  7. vous allumez le four à vide pendant quelques minutes,vous l’éteignez,mettre la salade dans son saladier,vous laissez 3 à 4 mn au chaud,retirez .
  8. Dans le saladier assaisonner la groin ou les pissenlits avec la vinaigrette. Parsemer les lardons dégraissés encore chaud. Déposer les œufs pochés encore tiède dessus, décorer de quelques brins de ciboulette,persil ciselée,les tranches de pain à l’ail, et servir rapidement.
  9. Avec un côte du rhône (rouge) plus qu’à vous souhaiter bon appétit !
  10. Peut-être finir avec un bon claquosse comme dit mon petit-fils Idris . 

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Tête de veau ,sauce vinaigre

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Proportions pour 4 personnes

Une tête de veau roulée désossée avec la langue et ficelée(environ 1 bon kg)

3 Cuillères à soupe de vinaigre rouge

4 Carottes, 1 oignon piqué aux clous de girofle

Eventuellement 2 poireaux

8 Pommes de terre moyenne

1 Bouquet garni, sel et poivre du moulin

Préparation de la tête Dans une marmite .

Plonger la tête de veau dans l’eau froide ,porter à ébullition,écumer souvent,l’eau doit être clair.

Au bout de 30 mn, sortir la tête, la rinçer à l’eau froide, la remettre dans une eau propre

Mettre le vinaigre, l’oignon piqué, le bouquet garni, sel et poivre

Au bout de 1h30 ( à feu normal ) mettre les carottes, les pommes de terre, les poireaux

On laisse cuire encore pendant environ 20 mn, on pique les légumes (ferme ou bien cuit, au choix)

Une tête de veau trop cuite devient gélatineuse, certains aiment, par exemple moi ! car froide, la tête de veau accompagnée de moutarde avec sa gélatine un régal ! ou tout simplement on la coupe en petit dés avec le reste de la vinaigrette . En cuisine il n’y a pas de vraie recette disait ma mère hélène (de son prénom)  il y a surtout de l’intuition !et vous pouvez me croire, elle savait de quoi elle parlait !!! car à la maison la poubelle mettait du temps à se remplir, 5 enfants à nourrir dans les années 50 et 60, ce n’était pas toujours facile, mais quels souvenirs nous avons !pas de boîtes de conserves mais par exemple des quenelles maison tellement grosses qu’une seule suffisait,et je ne vous parle pas des desserts ,vous allez baver sur votre clavier !bref, voici la …

préparation de la sauce .

Avec ou sans moutarde, à l’échalotte ou à l’ail. Personnellement, pas de moutarde ni d’échalotte, mais une sauce à l’ail avec persil et ciboulette ,c’est à dire de l’huile, du vinaigre (selon vôtre goût) l’ail coupé très fin, sel poivre du moulin ,herbes,et voilà, simple mais efficace, comme au temps des canuts .

Pour la boisson, vin rouge, côte du rhône, bordeaux 

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Saucisson à cuire simple .

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En accompagnement de la cervoise, les Gaulois consommaient des légumes secs, des fèves, des lentilles et surtout du cochon. Les salaisons connues de l’époque gallo-romaine sont le porc salé, le jambon et, notamment, le saucisson. ha ! qu’il est bon d’être lyonnais .

Plusieurs sortes de saucissons à cuire existent , à la brioche ,à la truffe ,voire à la pistache . La truffe, les canuts  les ramassaient eux mêmes ,mais ils préféraient les vendre aux riches notables de lyon et se priver ,j’ose quand même penser que certains jours de fête ils en profitaient tout de même un peu ! voici maintenant les …

proportions pour 4 personnes .

Un saucisson de 800g au moins !

10 pommes de terre (moyenne)

1 oignon

Préparation .

Dans une casserole d’eau recouvrant saucisson et patates, porter à ébullition, et réduire à feu doux pendant 25 mn .

Retourner de temps à temps .

Après les 25 mn, égoutter, mettre dans un plat genre pyrex, saucisson au milieu ,patates autour, mettre un bon bout de beurre et servir très chaud . On peu aussi manger ce plat avec la cervelle de canut( recette plus haut)

Boisson, un bon beaujolais s’impose !

14 novembre 2010

fables de jean de la fontaine .

Classé dans : JEAN de la fontaine — claude alias legonepeint @ 10 h 19 min

 

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                                 JEAN DE LA FONTAINE .

Avant les fables , un peu d’histoire .

Jean de La Fontaine est baptisé le 8 juillet 1621 à Château-Thierry. Son acte de baptême est conservé dans sa maison natale , salle XVIIème siècle. Son père, Charles, né en 1594, a le titre de conseiller du roi et maître des eaux et forêts du duché de Château-Thierry. Sa mère, Françoise Pidoux, née en 1582, est d’origine poitevine, veuve d’un premier mari, Louis de Jouy, négociant à Coulommiers. Lorsqu’elle épouse Charles, elle a 36 ans, il est de 12 ans son cadet. Sa fille Anne de Jouy devient la belle-fille de Charles et sera la demi-soeur de Jean. Claude, frère de Jean, naît en 1623, 2 ans après le futur poète. Jean de La Fontaine commence ses études au collège de Château-Thierry, avec son condisciple François Maucroix, ami de toujours. Il les termine vraisemblablement à Paris. Il rentre ensuite à l’Oratoire. « Le 27 avril 1641, M. Jean de La Fontaine, âgé de 20 ans, a été reçu pour les exercices de piété de nos confrères » (Annales de l’Oratoire). N’étant pas fait pour les études religieuses, il quitte l’Oratoire 18 mois plus tard . Plus tard, il s’en souviendra ainsi : « Desmares s’amusait à lire son Saint-Augustin, et moi, mon Astrée ».

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En 1692, La Fontaine tombe gravement malade et son confesseur l’Abbé Pouget, qui admire en lui un homme »fort ingénu, fort simple », obtient une abjuration publique de ses contes « infâmes » Il lui fait déchirer sa dernière oeuvre à peine terminée, une comédie. Le 13 avril 1695 : La Fontaine meurt chez les d’Hervart, rue Plâtrière. Il est inhumé au cimetière des Saints-Innocents. Le registre paroissial de Saint-Eustache mentionne le décès et l’inhumation.

Et pour finir, Jean de la fontaine, c’était ça, aussi . 

Paris résonne de mille bruits en ce matin du 5 septembre 1661 : Fouquet, le puissant conseillé du roi, est arrêté sur ordre de Colbert; le jeune Louis XIV devient le seul maître.
Alors que les autres artistes, reniant leur amitié, se précipitent au service du monarque tout puissant, un homme se lève pour affirmer son soutien au surintendant déchu, le poète Jean de La Fontaine.
Colbert se jure alors de faire plier le rebelle, seul artiste du royaume à situer son art au-dessus du Roi. Dès lors, La Fontaine, même dans la misère, ne renoncera jamais à ses convictions. Sans argent, il résiste, s’amuse, observe, écrit les Fables, pamphlets assassins contre un régime despotique en pleine décadence,comme maintenant,c’est à dire l’année 2010,il nous manque un monsieur jean de la fontaine, non ? 

La Fontaine/Colbert, un affrontement qui durera jusqu’à la mort.

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le loup et le chien .

Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le rnâtin était de taille à se défendre hardiment
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
« Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée ;
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. »
Le Loup reprit: « Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons,
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
- Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrait pas même à ce prix un trésor. »
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

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le chêne et le roseau .

Le Chêne un jour dit au Roseau :
« Vous avez bien sujet d’accuser la nature ;
Un roitelet pour vous est un pesant fardeau ;
Le moindre vent, qui d’aventure
Fait rider la face de l’eau,
Vous oblige à baisser la tête,
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du soleil,
Brave l’effort de la tempête.
Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr.
Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n’auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l’orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l’arbuste,
Part d’un bon naturel; mais quittez ce souci :
Les vents me sont moins qu’à vous redoutables ;
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. » Comme il disait ces mots,
Du bout de l’horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L’arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.

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l’âne chargé d’éponges et l’âne chargé de sel .

Un Ânier, son Sceptre à la main,
Menait, en Empereur Romain,
Deux Coursiers à longues oreilles.
L’un, d’éponges chargé, marchait comme un Courrier ;
Et l’autre, se faisant prier,
Portait, comme on dit, les bouteilles :
Sa charge était de sel. Nos gaillards pèlerins,
Par monts, par vaux, et par chemins,
Au gué d’une rivière à la fin arrivèrent,
Et fort empêchés se trouvèrent.
L’Ânier, qui tous les jours traversait ce gué-là,
Sur l’Âne à l’éponge monta,
Chassant devant lui l’autre bête,
Qui voulant en faire à sa tête,
Dans un trou se précipita,
Revint sur l’eau, puis échappa ;
Car au bout de quelques nagées,
Tout son sel se fondit si bien
Que le Baudet ne sentit rien
Sur ses épaules soulagées.
Camarade Epongier prit exemple sur lui,
Comme un Mouton qui va dessus la foi d’autrui.
Voilà mon Âne à l’eau ; jusqu’au col il se plonge,
Lui, le Conducteur et l’Eponge.
Tous trois burent d’autant : l’Ânier et le Grison
Firent à l’éponge raison.
Celle-ci devint si pesante,
Et de tant d’eau s’emplit d’abord,
Que l’Âne succombant ne put gagner le bord.
L’Ânier l’embrassait, dans l’attente
D’une prompte et certaine mort.
Quelqu’un vint au secours : qui ce fut, il n’importe ;
C’est assez qu’on ait vu par là qu’il ne faut point
Agir chacun de même sorte.
J’en voulais venir à ce point.

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le lièvre et les grenouilles .

Un Lièvre en son gîte songeait
(Car que faire en un gîte, à moins que l’on ne songe ?) ;
Dans un profond ennui ce Lièvre se plongeait :
Cet animal est triste, et la crainte le ronge.
« Les gens de naturel peureux
Sont, disait-il, bien malheureux.
Ils ne sauraient manger morceau qui leur profite ;
Jamais un plaisir pur ; toujours assauts divers.
Voilà comme je vis : cette crainte maudite
M’empêche de dormir, sinon les yeux ouverts.
Corrigez-vous, dira quelque sage cervelle.
Et la peur se corrige-t-elle ?
Je crois même qu’en bonne foi
Les hommes ont peur comme moi. »
Ainsi raisonnait notre Lièvre,
Et cependant faisait le guet.
Il était douteux, inquiet :
Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre.
Le mélancolique animal,
En rêvant à cette matière,
Entend un léger bruit : ce lui fut un signal
Pour s’enfuir devers sa tanière.
Il s’en alla passer sur le bord d’un étang.
Grenouilles aussitôt de sauter dans les ondes ;
Grenouilles de rentrer en leurs grottes profondes.
« Oh! dit-il, j’en fais faire autant
Qu’on m’en fait faire ! Ma présence
Effraie aussi les gens ! je mets l’alarme au camp !
Et d’où me vient cette vaillance ?
Comment ? Des animaux qui tremblent devant moi !
Je suis donc un foudre de guerre !
Il n’est, je le vois bien, si poltron sur la terre
Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi. »

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le paon se plaignant de junon .

Le Paon se plaignait à Junon :
Déesse, disait-il, ce n’est pas sans raison
Que je me plains, que je murmure :
Le chant dont vous m’avez fait don
Déplaît à toute la Nature ;
Au lieu qu’un Rossignol, chétive créature,
Forme des sons aussi doux qu’éclatants,
Est lui seul l’honneur du Printemps.
Junon répondit en colère :
Oiseau jaloux, et qui devrais te taire,
Est-ce à toi d’envier la voix du Rossignol,
Toi que l’on voit porter à l’entour de ton col
Un arc-en-ciel nué de cent sortes de soies ;
Qui te panades, qui déploies
Une si riche queue, et qui semble à nos yeux
La Boutique d’un Lapidaire ?
Est-il quelque oiseau sous les Cieux
Plus que toi capable de plaire ?
Tout animal n’a pas toutes propriétés.
Nous vous avons donné diverses qualités :
Les uns ont la grandeur et la force en partage ;
Le Faucon est léger, l’Aigle plein de courage ;
Le Corbeau sert pour le présage,
La Corneille avertit des malheurs à venir ;
Tous sont contents de leur ramage.
Cesse donc de te plaindre, ou bien, pour te punir,
Je t’ôterai ton plumage.

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les grenouilles qui demandent un roi .

De l’état Démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir Monarchique.
Il leur tomba du Ciel un Roi tout pacifique :
Ce Roi fit toutefois un tel bruit en tombant
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S’alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, dans les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu’elles croyaient être un géant nouveau ;
Or c’était un Soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui de le voir s’aventurant
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant.
Une autre la suivit, une autre en fit autant,
Il en vint une fourmilière ;
Et leur troupe à la fin se rendit familière
Jusqu’à sauter sur l’épaule du Roi.
Le bon Sire le souffre, et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue.
Donnez-nous, dit ce peuple, un Roi qui se remue.
Le Monarque des Dieux leur envoie une Grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir,
Et Grenouilles de se plaindre ;
Et Jupin de leur dire : Eh quoi ! votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre Gouvernement ;
Mais, ne l’ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fût débonnaire et doux :
De celui-ci contentez-vous,
De peur d’en rencontrer un pire.

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l’avare qui a perdu son trésor .

L‘usage seulement fait la possession.
Je demande à ces gens de qui la passion
Est d’entasser toujours, mettre somme sur somme,
Quel avantage ils ont que n’ait pas un autre homme.
Diogène là-bas est aussi riche qu’eux,
Et l’avare ici-haut comme lui vit en gueux.
L’homme au trésor caché qu’Esope nous propose,
Servira d’exemple à la chose.
Ce malheureux attendait
Pour jouir de son bien une seconde vie ;
Ne possédait pas l’or, mais l’or le possédait.
Il avait dans la terre une somme enfouie,
Son coeur avec, n’ayant autre déduit
Que d’y ruminer jour et nuit,
Et rendre sa chevance à lui-même sacrée.
Qu’il allât ou qu’il vînt, qu’il bût ou qu’il mangeât,
On l’eût pris de bien court, à moins qu’il ne songeât
A l’endroit où gisait cette somme enterrée.
Il y fit tant de tours qu’un Fossoyeur le vit,
Se douta du dépôt, l’enleva sans rien dire.
Notre Avare un beau jour ne trouva que le nid.
Voilà mon homme aux pleurs ; il gémit, il soupire.
Il se tourmente, il se déchire.
Un passant lui demande à quel sujet ses cris.
C’est mon trésor que l’on m’a pris.
- Votre trésor ? où pris ? – Tout joignant cette pierre.
- Eh ! sommes-nous en temps de guerre,
Pour l’apporter si loin ? N’eussiez-vous pas mieux fait
De le laisser chez vous en votre cabinet,
Que de le changer de demeure ?
Vous auriez pu sans peine y puiser à toute heure.
- A toute heure ? bons Dieux ! ne tient-il qu’à cela ?
L’argent vient-il comme il s’en va ?
Je n’y touchais jamais. – Dites-moi donc, de grâce,
Reprit l’autre, pourquoi vous vous affligez tant,
Puisque vous ne touchiez jamais à cet argent :
Mettez une pierre à la place,
Elle vous vaudra tout autant.

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le laboureur et ses enfants .

Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût.
Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

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la fortune et le jeune enfant .

Sur le bord d’un puits très profond
Dormait étendu de son long
Un Enfant alors dans ses classes.
Tout est aux Ecoliers couchette et matelas.
Un honnête homme en pareil cas
Aurait fait un saut de vingt brasses.
Près de là tout heureusement
La Fortune passa, l’éveilla doucement,
Lui disant : Mon mignon, je vous sauve la vie.
Soyez une autre fois plus sage, je vous prie.
Si vous fussiez tombé, l’on s’en fût pris à moi ;
Cependant c’était votre faute.
Je vous demande, en bonne foi,
Si cette imprudence si haute
Provient de mon caprice. Elle part à ces mots.
Pour moi, j’approuve son propos.
Il n’arrive rien dans le monde
Qu’il ne faille qu’elle en réponde.
Nous la faisons de tous Echos.
Elle est prise à garant de toutes aventures.
Est-on sot, étourdi, prend-on mal ses mesures ;
On pense en être quitte en accusant son sort :
Bref la Fortune a toujours tort.

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la poule aux oeufs d’or .

L‘avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,
Pondait tous les jours un oeuf d’or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l’ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les oeufs ne lui rapportaient rien,
S’étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches :
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ?

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LE LIÈVRE ET LA TORTUE

  Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.
Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point
Si tôt que moi ce but. Si tôt ? Êtes-vous sage ?
Repartit l’Animal léger.
Ma Commère, il vous faut purger
 
Avec quatre grains  d’ellébore.
Sage ou non, je parie encore.
Ainsi fut fait : et de tous deux
On mit près du but les enjeux.
Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire ;
Ni de quel juge l’on convint.
Notre Lièvre n’avait que quatre pas à faire ;
J’entends de ceux qu’il fait lorsque prêt d’être atteint
Il s’éloigne des Chiens, les renvoie aux calendes, 
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour écouter
D’où vient le vent, il laisse la Tortue
Aller son train de Sénateur.
Elle part, elle s’évertue ;
Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire ;
Tient la gageure  à peu de gloire ;
Croit qu’il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s’amuse à toute autre chose
Qu’à la gageure. À la fin, quand il vit
Que l’autre touchait presque au bout de la carrière,  
Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit
Furent vains : la Tortue arriva la première.
Eh bien, lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi l’emporter ! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?

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 LE LOUP ET LA CIGOGNE   

         Les Loups mangent gloutonnement.
Un Loup donc étant de frairie ,
Se pressa, dit-on, tellement
Qu’il en pensa perdre la vie.
Un os lui demeura bien avant au gosier.
De bonheur pour ce Loup, qui ne pouvait crier,
Près de là passe une Cigogne.
..
 Il lui fait signe, elle accourt.
Voilà l’Opératrice  aussitôt en besogne.
Elle retira l’os ; puis, pour un si bon tour,
Elle demanda son salaire.
Votre salaire? dit le loup,
Vous riez, ma bonne commère.
Quoi ! Ce n’est pas encor beaucoup
D’avoir de mon gosier retiré votre cou !
Allez, vous êtes une ingrate ;
Ne tombez jamais sous ma patte .
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loupagnsmall1.jpg

LE LOUP ET L’ AGNEAU

La raison du plus fort est toûjours la meilleure.
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
Un Agneau ſe deſalteroit
Dans le courant d’une onde pure. 

Un Loup ſurvient à jeun qui cherchoit avanture,
Et que la faim en ces lieux attiroit.
Qui te rend ſi hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu ſeras châtié de ta temerité.
Sire, répond l’Agneau, que votre Majeſté
Ne ſe mette pas en colere ;
Mais plutoſt qu’elle conſidere
Que je me vas deſalterant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-deſſous d’elle ;
Et que par conſequent en aucune façon
Je ne puis troubler ſa boiſſon.
Tu la troubles, reprit cette beſte cruelle,
Et je ſçai que de moy tu médis l’an paſſé.
Comment l’aurois-je fait ſi je n’eſtois pas né ?
 
    Reprit l’Agneau, je tete encor ma mere,
Si ce n’eſt toy, c’eſt donc ton frere :
Je n’en ay point. C’eſt donc quelqu’un des tiens :
Car vous ne m’épargnez guéres,
Vous, vos bergers, & vos chiens.
On me l’a dit : il faut que je me vange.
Là-deſſus au fond des foreſts
Le Loup l’emporte, & puis le mange,
Sans autre forme de procés.

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